Le fétichisme sexuel des culottes sales

Parler de sexualité, c’est s’aventurer sur un terrain très glissant. D’une part parce que c’est un sujet considéré par un grand nombre de personnes comme étant tabou. D’autre part, il expose celui ou celle qui en parle, au risque d’offenser et se mettre à dos certaines personnes. Voici le fétichisme des culottes sales.

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L’ouverture d’esprit est donc un instrument qu’il faut constamment se munir lorsqu’on explore ce domaine, surtout pour les culottes sales.

Norme vs hors-norme

En effet, les attirances et les pratiques sexuelles peuvent se présenter sous diverses formes. Il y a bien évidemment, les attirances et les pratiques sexuelles dites traditionnelles conventionnelles qu’on regroupe sous le terme de « sexualité vanille ». Puis il y a les attraits et les penchants qui s’écartent de ces « normes » et qu’on regroupe sous le terme de « paraphilie ». Les paraphilies sont aussi nombreuses que différentes les unes des autres, certains étant également plus connues et regroupant plus facilement une communauté importante. Parmi ces attirances et pratiques paraphiliques, on peut citer le cas du fétichisme sexuel des culottes sales.

 

Un fétichisme sexuel, kesako ?

Tout d’abord, le fétichisme sexuel est le fait d’éprouver du plaisir sexuel à la représentation mentale, à la vue ou au contact d’un quelconque objet ou d’une quelconque partie du corps. Ainsi, le plaisir sexuel peut être éprouvé par le fétichiste en dehors même de toute relation sexuelle. De nombreux chercheurs ont ainsi réalisé des études sur ce type de paraphilie. Parmi ceux-ci, on peut citer le pédagogue et psychologue Alfred Binet. La première utilisation du terme fétichisme lui est d’ailleurs reconnue, terme qu’on peut retrouver dans sa revue philosophique intitulé « Du fétichisme dans l’amour ». Le neurologue Sigmund Freud ou encore la psychanalyste Melanie Klein ont apporté leurs concepts. De ces études, il en ressort que les fétichismes sexuels puisent leur source dans un évènement qui s’est produit durant l’enfance du fétichiste.

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Quel plaisir dans une culotte sale ?

Parmi les nombreuses formes de fétichismes sexuels, le cas des culottes sales est assez particulier. Comme son nom l’indique, ce fétichisme s’exprime par le fait de ressentir du plaisir sexuel face à un sous-vêtement utilisé et surtout souillé d’urine, d’excrément, de transpiration, mais également imprégné d’odeurs. Ainsi, le fétichiste va, généralement renifler le sous-vêtement souillé tout en réalisant une stimulation manuelle de la partie génitale ainsi que les autres parties érogènes. Il faut souligner que le fétichisme des culottes sales concerne aussi bien les hommes que les femmes.

 

Un fétichisme venu du Japon ?

Le fétichisme en soi et le fétichisme des sous-vêtements remonte certainement à des époques lointaines, mais étant donné que cette pratique est incompréhensible et assez mal vue au sein de la société, il est donc logique que rare sont les fétichistes qui osent s’affirmer en tant que tel. Cela étant dit, le fétichisme des culottes sales a été fortement pratiqué au Japon dans les années 80-90 avant de s’étendre en occident. Beaucoup de sites, de forums et autres communautés consacrés à ce type de fétichisme sexuel ont pu se former sur Internet. Il est donc devenu de plus en plus facile pour ces fétichistes de parler de leurs goûts et de leurs penchants, de partager ce qu’ils ont vécu, de tisser des liens avec les autres personnes éprouvant cette attirance pour les culottes sales.

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À côté de cette attirance et pratique hors du commun s’est développée une activité très lucrative : la vente de culottes sales sur Internet. Les fétichistes demandent souvent à la personne qui vend ses sous-vêtements de les porter pendant plusieurs jours et de les souiller. Ainsi, une pièce de sous-vêtement souillée peut par exemple aller de plusieurs dizaines d’Euros jusqu’à atteindre des milliers. Les fétichistes semblent donc ne pas posent de limiter.

Les culottes sales, une autre passion après la trimammophilie.

 

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