L’omorashi, une histoire d’urine…

Si pour la plupart des gens, le plaisir sexuel s’obtient par une relation sexuelle avec son ou sa partenaire ou par une masturbation, pour d’autres personnes, cela peut s’avérer plus tiré par les cheveux. En effet, en matière de plaisir sexuel, on peut s’attendre à tout et même aux plus improbables. C’est le cas notamment de l’Omorashi, un penchant très peu connu.

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L’Omorashi est une pratique qui relève du fétichisme sexuel. Le terme nous vient du Japon, et désigne littéralement « fuite de liquide ». Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore, le fétichisme sexuel se définit comme étant le fait de relier un objet quelconque ou une partie précise du corps, au plaisir sexuel. Le fétichiste va donc ressentir une excitation sexuelle par le seul fait de penser, de visualiser mentalement ou physiquement, de toucher, de lécher, de ressentir l’odeur de l’objet ou de la partie du corps fétiche.

 

L’Asie, une mine d’or en matière de déviances sexuelles

Beaucoup de pratiques sexuelles trouvent leur origine du côté de ce pays insulaire de l’Asie. Ainsi, on peut citer le cas du fétichisme des sous-vêtements sales ou encore le Nyotaimori. Mais il faut admettre que l’Omorashi figure parmi les meilleurs prétendants au titre de la  pratique sexuelle la plus étrange. Dans le cadre de l’Omorashi, le fétichiste trouve son plaisir à la vue d’une autre personne qui se retient d’uriner et qui présente une vessie bien pleine.

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Dans ce domaine, le coït n’est donc pas forcément nécessaire. L’orgasme du fétichiste survient généralement lorsque la personne ayant une vessie pleine n’arrive plus à se retenir et finit par uriner. De manière plus générale, l’Omorashi peut être associé à l’ondinisme. L’ondinisme ou urophilie est le fait de ressentir une excitation sexuelle liée à l’urine. Même si l’urophilie et l’Omorashi sont des pratiques sexuelles fortement localisées au Japon, on peut également les trouver dans de nombreux pays occidentaux.

 

L’Omorashi, une tendance plutôt rare

L’Omorashi figure parmi les pratiques paraphiliques, c’est-à-dire des pratiques sexuelles qui s’écartent des actes dits « normaux ». Du point de vue médical, la paraphilie est considérée comme étant un « trouble psychosexuel ». Des thérapies ont d’ailleurs été mises en place pour les personnes voulant éliminer ces penchants et ces déviances. Cela passe notamment par la psychanalyse et par la psychothérapie cognitivo-comportementale.

Cela étant dit, bon nombre d’adeptes de fétichisme et en l’occurrence de l’Omorashi se considèrent comme des personnes tout à fait normales et affirment que leur penchant reste tout à fait naturel. On peut d’ailleurs voir des sites et des forums dédiés spécialement à ce fétichisme. Ces plateformes permettent notamment aux adeptes d’assouvir leur fantasme, de partager leur vécu, mais encore de tisser des liens avec les autres personnes partageant ces penchants.

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Mais la plupart du temps, le fait est que la société a souvent du mal à accepter qu’il y ait d’autres préférences s’écartant de ce que la majorité considère comme la « norme ». Et c’est le cas en matière de sexualité, qui est par ailleurs un sujet tout à fait tabou dans la société en général. Ainsi, les fétichistes et autres déviants sexuels sont considérés comme des cas à part, des malades mentaux, ou des parias. Et les adeptes de l’Omorashi ne constituent pas une exception. Quoi qu’il en soit, tant que ces personnes ne nuisent pas aux droits et libertés, ne portent pas atteinte à l’intégrité d’autrui, pourquoi ne peut-on pas les considérer comme étant des personnes normales ?

 

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