La formicophilie : un vrai travail de fourmi sur les insectes

Comme beaucoup de paraphilies, la formicophilie tient son étymologie du latin : formica (la fourmi) et philie (qui aime) pour l’attirance sexuelle que l’on ressent non pas seulement pour les fourmis, mais pour les insectes de manière générale.

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Sans aucun doute, cette attirance sexuelle est une déviance sexuelle mais qui, au contraire de certaines paraphilies, ne met pas en péril la société bien que son évocation ne suscite pas nécessairement l’orgasme au premier venu.

L’addiction pour ces petits animaux invertébrés (que certains se plaisent également à écraser) est en fait une sous-catégorie de la zoophilie qui parle du règne animal dans sa globalité. Et avec près de 1,3 million d’espèces décrites existant encore, les insectes constituent 55 % de la biodiversité des espèces et 85 % de la biodiversité animale. Autant dire qu’il y a de quoi faire et qu’il y en a pour tous les goûts et les couleurs !

 

Insectes blagueurs et patient zéro

Dans le premier cas rapporté de formicophilie par le psychologue John William Money en 1986, on peut voir qu’un traumatisme a été le déclenchement de l’amour porté aux punaises, sauterelles et autres petites bestioles tout à fait charmantes.

Alors âgé de 9 ans, le patient ressentait de l’amusement à se faire chevaucher les jambes par des fourmis, profitant et riant des chatouilles que cela lui procurait. Malheureusement, à l’âge de 10 ans, il se fit surprendre par son père pendant une relation homosexuelle et se fit frapper par la suite.

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D’après le psychologue, l’addiction pour les nuisibles qui en découle ne serait qu’une réponse au traumatisme et aux chocs reçus ce jour-là par son parent. Car dans les années qui suivirent, il se mit à ajouter tout un tas d’animaux à sa collection, allant toujours plus loin dans l’érotisme animal qu’il ressentait. Crapauds, escargots, blattes rejoignirent bientôt les rangs des fourmis, et le garçon se mit à se masturber au contact de ses animaux. Il ressentait beaucoup de plaisir au contact de son sexe avec les vibrations des différents insectes qui lui parcouraient les cuisses, le pénis et même les seins.

Cette dépendance horrifiait le patient. Mais il ne parvenait pas à trouver d’autres sources de plaisir avec des activités sexuelles plus normales.

 

Un amour pour les insectes qui se diversifie

On peut retrouver différents plaisirs dans la formicophilie. En effet, ce n’est pas nécessairement la sensation de chatouillis qui réjouit ces aficionados. D’autres addicts apprécient particulièrement la morsure de certains insectes… Ou bien encore la piqûre, le picotement, la sensation visqueuse de certains mucus comme celui de l’escargot ou de la limace… Ou enfin la terreur prononcée que peut provoquer cette vision d’insectes grouillant à une autre personne.

De plus, le plaisir ne se limite pas seulement aux parties génitales ni à la masturbation au contact de ces petites bêtes. L’application de larves ou de cafards sur d’autres zones érogènes est également l’une des nombreuses possibilités que propose cette paraphilie.

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Les Japonais ne sont d’ailleurs pas en reste avec cette déviance. Et on peut trouver de nombreuses références dans certains mangas de Shonen avec des personnages qui ont un amour particulier pour les rampants (Shino Aburame dans Naruto) ou alors une aversion totale pour eux (Perona dans One Piece). Et nous ne mentionnerons pas ici les autres références aux hentai avec tout ce qui a rapport avec les tentacules et les liquides visqueux.

 

Une déviance sexuelle tout ce qu’il y a de plus normal en somme. Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous aura pas mis la puce à l’oreille.

 

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