Le Body Sushi ou Nyotaimori

On dit que tous les goûts sont dans la nature. Mais alors, jusqu’où s’étend-elle, cette « nature » ? En effet, les goûts, les penchants et les préférences varient d’une personne à une autre et parfois, ceux-ci peuvent s’exprimer de façon imprévisible, originale et insolite, comme le Body Sushi. 

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Ainsi, imaginez qu’un de vos amis vous invite à une soirée, sans en rajouter plus de détail. Alors que vous arrivez au lieu de rendez-vous, les convives vous proposent de les rejoindre autour d’une femme nue recouverte de nourriture ! Vous êtes tout simplement en pleine séance de « Nyotaimori ». Mais que signifie donc ce mot ?

 

Quand nourriture rime avec corps nu

Le Nyotaimori est un mot qui nous vient tout droit du Japon. Traduit littéralement, il signifie « présentation sur le corps d’une femme ». D’une manière générale, cette pratique appelé également « body sushi » implique de manger des « sushis » ou des « sashimis » placés sur le corps d’une femme nue. Mais si à première vue, le Nyotaimori semble facile à expliquer, dans la pratique, il comprend plusieurs démarches et règles à respecter afin de maintenir son authenticité.

 

Les règles à suivre

La première étape consiste au choix de la personne « utilisée » comme plat de service vivant. Il faut noter que cette pratique connait des variantes impliquant un homme nu, mais de manière générale c’est une femme qui servira de plat de service vivant. Cette personne est en principe choisie en fonction d’un élément : sa virginité. Celle-ci va ensuite être entrainée de manière à pouvoir rester immobile durant des heures sans ressentir la moindre gêne physique ou mentale. L’objectif est de pouvoir accomplir le concept japonais appelé « Gaman ». Ce mot signifie « supporter une épreuve avec courage ». Le défi est donc d’essayer d’avoir une parfaite maitrise de soi dans une situation où on est entièrement prise au dépourvu.

 

Une toilette au poil près pour un body sushi rituel

Avant de réaliser le Nyotaimori ou du « body sushi », la personne utilisée comme plat de service vivant va consacrer un bon moment à une séance d’épilation, de rasage ainsi que de bain chaud. La personne va ensuite se nettoyer soigneusement, à l’aide de pierre ponce et de savon non parfumé. L’objectif est de bien éliminer les impuretés et d’avoir une peau parfaitement lisse et délicate. L’opération se termine alors par une douche glacée afin de limiter la transpiration.

 

Chaque emplacement est symbolique

L’hôtesse du Nyotaimori va ensuite s’étendre à même le sol, entièrement dévêtue et éviter de faire le moindre mouvement. Les sushis vont alors être disposés sur son corps de façon bien méthodique. En effet, chaque nourriture comporte un symbolisme. Ainsi, certains mets évoquant la puissance sexuelle seront placés au niveau du pubis alors que d’autres représentant la force de caractère vont être déposés au niveau du cœur.

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Le body sushi, une pratique de longue date ?

Même si le fait de manger prend une place importante dans le Nyotaimori, cela reste avant tout une pratique sexuelle, même si, à aucun moment il n’y aura de coït. D’ailleurs, le Nyotaimori ne serait pas une pratique récente, mais trouverait plutôt son origine à l’époque du Japon féodal. Ainsi, les Samouraïs (vers le 11ème siècle) en étaient les plus friands, surtout au retour d’une guerre. Le Nyotaimori aurait également eu la côte auprès des mafias japonaises dans les années 80. Peu à peu, la pratique du Nyotaimori s’est répandue au-delà des frontières japonaises. Il est plus connu du grand public sous ce nom de « Body Sushi ».

Même si le « body sushi » est autorisé par la plupart des législations sous réserve du respect des règles d’hygiène, il soulève tout de même de nombreux débats. Ainsi, il est considéré par certains comme une pratique tendant à dévaloriser le corps de l’être humain, notamment de la femme. Le Nyotaimori peut être associé aux attirances et pratiques paraphiliques comme le fétichisme. De ce fait, les hôtesses « utilisées » comme plat de service vivant peuvent donc être associées à des prostituées. Mais cela étant dit, même si le Nyotaimori semble étonnant et fascinant pour certains ou choquant et dégradant pour d’autres, il est encore loin d’être la pratique sexuelle le plus dérangeante et écœurante.

 

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