La knismolagnie pour des chatouilles à en mourir de rire

La knismolagnie, aussi appelée la titilagnie, désigne le fait d’éprouver du plaisir sexuel grâce à des chatouillis. Si l’on pense instantanément à des préliminaires au moment d’évoquer chatouillement et acte sexuel, on sait beaucoup moins que les guili-guili peut également être une paraphilie

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En effet, certains adeptes de cette déviance sexuelle ont besoin de ces caresses appuyées sur certaines zones érogènes pour parvenir à l’excitation sexuelle. Et il n’y a pas que des cas isolés. Il suffit d’essayer la barre de recherche d’un site interdit aux mineurs en entrant « tickling » (« chatouillis » en anglais) pour s’en convaincre et voir apparaître des millions de résultats.

La knismolagnie ne doit pas être confondue avec l’acaraophilie qui correspond à la déviance sexuelle où l’adepte prend du plaisir à gratter ou se faire gratter. Ce qui est également totalement différent de la démangeaison, vous me suivez ? Car l’« on se gratte parce que ça démange » et non l’inverse ! Mais bon, ne soyons pas si chatouilleux sur les mots.

Entrons donc dans le monde si particulier du tickling, là où les chatouilles nous font rire à gorge déployée. Enfin… pas tout le temps.

 

Les chatouilles ? A killing joke.

Car évidemment, l’homme a été beaucoup moins drôle avec l’Histoire et les chatouilles. En effet, une bonne partie de la torture inventée par les bourreaux impliquait ces contacts insupportables. Et c’était même plutôt intéressant d’en user (pour la noblesse par exemple) puisqu’elle ne laissait pas de trace et permettait même à la victime d’être rapidement apte à se remettre d’une torture bien réelle.

Le supplice de la chèvre est très connu et date de l’Antiquité. On prenait soin de badigeonner les pieds de prisonniers d’une solution saline et on amenait une chèvre pour lécher le tout. Si cela ne suffisait, on recommençait l’opération jusqu’à cela devienne extrêmement douloureux.

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Un prisonnier des Nazis a également raconté les horreurs subies par ses camarades pendant la guerre. La torture des chatouilles mais également bien d’autres amenaient les pauvres hères jusqu’à la mort dans des cris de douleur et d’horreur.

 

Le BDSM pour jouir de rire 

Ces tortures ont peu à peu muté vers le BDSM où les chatouilles sont redevenues des armes de joie visant à amener son partenaire vers l’orgasme et la jouissance.

L’homme a pu rivaliser d’inventivité pour optimiser les papouilles agréables et arriver à l’excitation souhaitée. Les séances de knismolagnie se pratiquent donc avec la relation de dominant/dominé. Le dominé est très souvent attaché sans possibilité de bouger pendant que le dominant peut user de ses doigts, d’une plume, d’une brosse ou d’une brosse à dents (selon les experts de la chose, c’est même la plus efficace) pour chatouiller les bonnes zones.

Et il y a de quoi faire puisque cela dépend des zones érogènes de chacun : pieds, côtes, taille, cou, dessous-de-bras, seins ou anus… Il y en a pour tous les goûts !

Les guili peuvent aller de quelques minutes pour de simples préliminaires jusqu’à plusieurs heures pour les plus endurants et de véritables séances de tickling spécialisées !

 

Ne confondons pas « Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ? »

Les aficionados de l’excitation épidermique s’autorisent néanmoins des pauses d’une vingtaine de minutes avant de reprendre de plus belle. Ils expliquent qu’il est très jouissif d’être actif et de voir son partenaire totalement soumis et à la merci de telles attaques. Certains ajoutent même un bandeau sur les yeux pour amenuiser davantage les défenses de la victime.

 

Les passifs expliquent que le corps finit par réagir de façon totalement inattendue et que le plaisir ressenti est bien plus violent que l’on ne pourrait se l’imaginer de prime abord. Les chatouillis finissent par devenir insupportables et douloureux. On a alors envie d’arrêter, de crier le safe word pour arrêter le supplice mais c’est bien là que ça devient le plus excitant. Les adeptes de la knismolagnie finissent par repousser leurs limites jusqu’à une sensation d’ivresse.

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Alors que l’on pourrait penser que cette déviance est plutôt bien vue par la société car plutôt rigolote, les adeptes rétorquent qu’il n’en est rien. En effet, ce goût pour le rire et les guilis demeure marginal voire pervers et il n’est pas aisé de trouver des partenaires sur la même longueur d’onde pour cette spécificité du SM. Une paraphilie que l’on peut pourtant aisément relier à d’autres, notamment à celui des dessous-de-bras ou des pieds. Tordant, non ? Comme ces 10 attirances sexuelles très étranges

 

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