La première règle de la menophilie est : il est interdit de parler de la menophilie

Attention à ne pas confondre la menophilie avec l’hématolagnie ! En effet, la menophilie n’est qu’une sous-catégorie d’hématolagnie. Toutes deux font partie des paraphilies, ou déviances sexuelles.

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L’hématolagnie est l’attirance sexuelle pour le sang tandis que la menophilie est l’attirance sexuelle pour les femmes qui ont leurs règles. C’est cette dernière qui nous intéresse aujourd’hui. Si la menstruation est vécue avec plus ou moins d’anxiété par les femmes, certains addicts attendent cet écoulement sanguin mensuel évacué par le vagin avec impatience et appétit !

 

Un attrait particulier pour le cycle menstruel dès l’adolescence

À l’instar de la tricophilie et des publicités pour shampooings pendant l’enfance, l’attirance pour les menstrues peut apparaître très tôt grâce à la télévision. En effet, les slogans pour les serviettes hygiéniques peuvent s’imprimer assez facilement dans nos jeunes têtes blondes et leur provoquer une érection qui en laissera peut-être perplexe plus d’un.

La menophilie est une déviance sexuelle qui a au moins l’intérêt de faire s’intéresser les jeunes garçons aux problèmes exclusivement féminins des abondances sanguines en période de règles. Car un bon nombre d’entre eux restera persuadé que le sang des femmes pendant la menstruation est bleu à cause de ces fichues réclames ! Satané colorant pour prouver l’efficacité et la propreté des tampons et serviettes.

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La scène peut prêter à la plaisanterie mais cette attirance pour le sang mensuel n’est pas du tout acceptée par la société,comme c’est le cas pour pas mal de paraphilies. Et on ne prend même pas le temps de s’intéresser à ce fétichisme tout particulier puisqu’il est forcément dégoûtant et absolument ferreux.

 

Une déviance sexuelle sang-cialement inacceptable

En effet, tous les addicts à l’hémoglobine n’ont pas les mêmes intérêts pour la chose. Si certains sont plus attirés par l’accouplement pendant la semaine du mois, d’autres sont subjugués par l’odeur du vagin ensanglanté ou tout simplement par le goût laissé sur les serviettes hygiéniques. Et comme pour d’autres fétichismes, certaines femmes n’hésitent pas à mettre en vente leurs tampons, serviettes et autres culottes coagulées. Car puisqu’il y a de la demande, tout le monde y trouve finalement son compte.

Et qu’en pensent les premières intéressées ? Les femmes en couple avec des menophiles le prennent plutôt bien et sont même impressionnées par la connaissance acquise par leurs partenaires sexuels lors de leurs longues années à fouiller les poubelles à la recherche de tampons et de leur intérêt pour la chose. Car même si le féminisme gagne de plus en plus de terrain dans la société actuelle, on apprend toujours aux jeunes filles que les règles sont sales et qu’il faut cacher les saignées mensuelles à tout prix. Pourtant, il n’y a rien de plus naturel que ce cycle hormonal qui permet d’engendrer la vie.

 

La menophilie, un bon point pour le féminisme ?

De plus, beaucoup de femmes se retrouvent très excitées en période de règles et certaines ont même honte de cette sensation d’érotisme alors qu’elles se sentent et se pensent dégoûtantes à cause de cet autre afflux sanguin. Pas étonnant d’apprendre qu’elles apprécient leur compagnon menophile puisqu’elles peuvent se désinhiber et repousser tous leurs tabous tout en explorant de nouvelles choses pendant une semaine compliquée et souvent douloureuse.

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Certains hommes sont d’ailleurs totalement révulsés à l’idée de partager un moment d’intimité avec leur partenaire pendant la période des règles. Pour eux, c’est simplement une semaine d’abstinence qui se profile et le simple fait de penser à une goutte de sang suffit à les dégoûter.

En tout cas, les menophiles sont sans doute les seuls à craindre la ménopause et l’arrêt du saignement de l’utérus et de toutes les douleurs que cela engendre. Ces Dracula en herbe pensent à leur plaisir mais ne boudent pas celui de leur partenaire sous indisposition. Et s’ils n’apprécient sans doute pas l’alliumphilie, nul doute qu’ils boiront tout ce sang jusqu’au bout de la nuit.

 

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