L’émétophilie, l’amour du vomi

Rien que le fait d’entendre une personne roter ou faire un bruit de régurgitation peut provoquer une réaction de dégoût chez la plupart des gens. Mais, cela étant dit, la vue du vomi semble être encore plus écœurante. Focus sur l’émétophilie.

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Aussi étrange que cela puisse être, chez de rares personnes, ce mélange de nourritures, d’acide gastrique, de bile et d’autres liquides visqueuses et souvent malodorantes provenant de l’estomac, peut provoquer une réaction tout à fait contraire à celle du commun des mortels : une attirance sexuelle. Cette réaction s’appelle l’émétophilie.

 

Une déviance qui provoque des haut-le-cœur

Ainsi, l’émétophilie est le fait pour une personne d’éprouver une excitation sexuelle à la vue d’un vomi ou au fait de vomir. Les personnes présentant ce type de réaction sont donc appelées des émétophiles. Cette excitation sexuelle est ressentie par l’émétophile en dehors d’une quelconque relation sexuelle. Ce penchant pour le moins étrange figure parmi les listes des attirances et les pratiques sexuelles qui s’écartent des actes considérés comme étant « normaux » appelées paraphilie.

Mais selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, pour qu’il y ait vraiment paraphilie, il faut que l’attirance ou la pratique déviante soit le seul moyen pour le sujet d’avoir une excitation ou un plaisir sexuel. Il faut également que l’attirance et la pratique sexuelle déviante durent au moins six mois. Il faut également qu’elle provoque « une détresse clinique notable ou un handicap dans le domaine social, professionnel ou autres domaines fonctionnels importants ».

 

L’émétophilie, un cas répandu ?

Pourtant, ce n’est pas forcément le cas dans la réalité. Bien évidemment, l’émétophilie est un cas plutôt rare, bien qu’il existe effectivement et constitue un cas étudié par les scientifiques. Comme beaucoup d’autres personnes sujettes à la paraphilie tels les fétichistes et les scatophiles, certains émétophiles ont pu créer une communauté leur permettant de partager leur attirance, leurs goûts et se rapprocher entre eux. Ainsi, des sites, vidéos et images pornographiques sont dédiés exclusivement à ce type de paraphilie, un univers qui, bien évidemment, n’est pas conseillé aux âmes sensibles.

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D’ailleurs, de nombreux émétophiles ne se considèrent pas comme ayant un quelconque trouble et estiment leur attirance sexuelle pour le vomi comme étant tout à fait naturelle. Mais, de manière générale, la société ne possède pas toujours cette ouverture d’esprit et considère la paraphilie et en l’occurrence l’émétophilie comme une attirance ou une pratique anormale et contre-nature. Cela amène la plupart des gens à considérer les personnes sujettes à la paraphilie et en l’occurrence à l’émétophilie, comme étant des bizarreries, des malades mentaux voire comme étant des  parias.

 

Une tendance suivie chez le psy

Ainsi, certains émetophiles préfèrent cacher leur attirance et leur penchant pour le vomi, ce qui les pousse à essayer d’atténuer ou même à éliminer cette attirance paraphilique. En effet, mis à part les méthodes castratrices, la psychanalyse ainsi que la psychothérapie cognitivo-comportementale figurent parmi les méthodes les plus utilisées pour éliminer les attirances et les pratiques paraphiliques comme l’émétophilie.

Cela étant dit, une question mérite d’être posée : existe-t-il réellement une norme prédéterminée en matière d’attirance et de pratique sexuelle ? L’idéal n’est-il pas que chaque personne puisse exprimer ses penchants et ses préférences, tant que la liberté et l’intégrité physique et mentale des autres personnes sont respectées ? A méditer…

 

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